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Comité scientifique
Liste en cours d'élaboration Avec la participation d'Anthony Denaire, Yvan Praud et Ludovic Soler.
Dupart Olivia (CD 45) Dupont Frédéric (Direction Archéologie Chartres Métropole - UMR 8215) Hauzeur Anne (UMR 6298 ArteHiS - UMR 8215) Irribarria Roland (Archéologie Pour Tous) Lethrosne Harold (SRA Centre Val-de-Loire) Rodot Marie-Angélique (CD 28) Verjux Christian (SRA Centre Val-de-Loire)
Contextes régionaux Dans le Bassin Parisien au sens large, à partir de 4700-4600 AEC, le B-VSG est remplacé par le groupe de Cerny. La densité des occupations attribuées à ce groupe sur l’ensemble de cette vaste aire géographique est toutefois beaucoup plus faible que lors de la période précédente. Si la typologie céramique plonge ses racines dans les productions antérieures, d’autres pans de la société s’en démarquent nettement. L’apparition, par exemple, de structures d’habitat de forme circulaire constitue une nouveauté qui ne trouve pas de parallèle dans l’univers danubien. Pour la Région Centre Val-de-Loire, plusieurs ensembles, où se trouvent à peu de distance d'intervalle des sites Cerny et Chambon, posent question. Cette configuration existe plus au sud et il est temps de s'interroger sur leurs liens chronologiques ou fonctionnels, comme il est important de questionner l’extension du Chasséen septentrional.
Dans la vallée rhénane, le Néolithique moyen (I et II) est attesté par des centaines de découvertes à l’origine de nombreuses synthèses. Cet horizon voit se succéder, entre – 4 850 et – 3 600 AEC, les cultures de Hinkelstein, Grossgartach, Rössen, Bischheim, Bruebach-Oberbergen, BORS (Mittelneolithikum/Néolithique moyen du système chronologique d’Allemagne du Sud-Ouest), puis Michelsberg et Munzingen (Jungneolithikum/Néolithique récent du système chronologique d’Allemagne du Sud-Ouest). Cette séquence est fermement établie et finement datée, au moins dans le Bas-Rhin. La plupart des aspects matériels (céramique, industrie lithique, parure, etc.) et des pratiques culturelles sont également bien connues à l’instar des rites funéraires documentés notamment par plusieurs grandes nécropoles. Le monumentalisme s’exprime au travers des enceintes palissadées et/ou fossoyées, mais aucun site mégalithique n’est attesté pour cette période. Les informations sur l’architecture domestique manquent malgré les dizaines d’habitats explorés présents sous la forme de fosses d’extraction collectives, puis de silos. Grâce à une bonne conservation de l’os, l’élevage est très bien appréhendé. De récentes études viennent petit à petit combler les lacunes sur notre connaissance de l’agriculture.
Dans le nord-est du Bassin parisien, autour de 4 300 AEC des influences orientales du Rössen récent et les faciès post-Rössense font sentir. Ainsi, à partir de 4 250 et jusqu’en 3 700 AEC, le Bassin Parisien et ses marges se divise en plusieurs entités culturelles sous la poussée du Chasséen méridional et du Michelsberg.
Au nord-ouest du Bassin parisien, le Chasséen Septentrional s’étend sur l’Oise, la vallée de la Seine et l’Ile de France, tandis que le Michelsberg se développe en Seine et Marne, dans la vallée de l’Aisne, la Champagne, la Belgique et le Bassin sud-occidental de l’Escaut avec l’émergence d’un groupe satellite le groupe de Spiere qui se construit à partir d’influences de ces deux grands groupes culturels. Le Chasséen septentrional et le Michelsberg développent une nouvelle gamme de récipients céramiques (écuelles, vases à col, marmites, plats à pain, coupes à socle…) qui s’accompagne de la raréfaction de l’ornementation de la céramique. L’apogée de la construction des enceintes (une cinquantaine sur ce périmètre) caractérise cette phase du Néolithique moyen. Les nombreux rejets dans les fossés s’accompagnent parfois de dépôts singuliers qui conduisent à s’interroger sur la fonction de ces fossés (céramiques écrasées en place, restes osseux humains mêlés aux autres rejets, restes osseux d’animaux domestiques déposés entiers). Les pratiques sont variées et révèlent sans doute une part de la vie spirituelle de ces communautés (offrandes, culte des morts, manifestations identitaires, restes de banquets, regroupement de la communauté …). Ils témoignent, en outre, des liens intra-groupes mais également des liens inter-groupes (notamment culturels), à travers des échanges/transferts spécifiques. Le Néolithique moyen II est également l’époque de l’exploitation intensive des gisements de silex et autres roches utiles à la fabrication des outils. Dans le Bassin parisien, c’est le début de l’extraction minière du silex pour la fabrication de haches polies.
Pour la Bretagne et l’Ouest, le Castellic et le NACA se développent en marge des cultures centrales mais en relation avec les sociétés maritimes. Les origines du Néolithique moyen restent encore largement discutées et les données sur les premiers temps de la période, comme souligné par les synthèses publiées, manquent. Les connaissances sont nettement plus complètes pour la fin du Ve et le début du IVe millénaire. Ainsi, l’ancienneté de l’aspect monumental des enceintes est aujourd’hui bien avérée mais sa diversité reste à appréhender plus en détail, comme la riche variété des éléments du bâti. L’influence des populations du NM II sur le développement des groupes du Néolithique récent reste également une question encore largement d’actualité pour la région. |
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